Trip freerando en Iran avec Simon, ambassadeur freeride Wedze

L’Iran, c’est un peu l’autre pays du ski. Celui auquel on ne pense pas forcément tout de suite mais qui peut donner accès à des itinéraires incroyables, avec des sommets à plus de 5600 mètres. Simon Noguere, un de nos ambassadeurs Freeride, est parti là-bas fin mars 2019 avec nos skis Freerando FR 950, histoire de tester la bête dans un milieu inconnu mais prometteur. Récit.

“L’Iran, on m’en avait parlé en bien”. Cette petite phrase déclenche instinctivement chez Simon un petit sourire en coin. Avec son frère Jordi, guide de Haute-Montagne à Chamonix, et Valentin, un ami moniteur de ski, ils forment “une équipe taillée pour l’aventure”, dont l’objectif est entendu d’entrée de jeu : vivre l’inconnu et gravir de beaux sommets avec le Siah Kalam, 4500 m, l’Alam Kuh, 4800 m, et le Damavand, 5670 m.

L’IRAN, L’AUTRE PAYS DU SKI, ENTRE FREERANDO ET HAUTE MONTAGNE

La vie de montagne en Iran, c’est… rude. Le premier refuge atteint (1600 D+) est non gardé, les fenêtres sont brisées, pas d’électricité et une température négative ressentie jusqu’à la fin de l’ascension. Ambiance glaciale. Pas de quoi refroidir la motivation de nos freeriders qui voient ici l’occasion de laisser le matériel sur place, et de randonner avec le strict nécessaire.

“Le 1er jour, nous sommes partis à l’ascension du Siah Kalam et ses 1000 m de dénivelé positif. La montée se passe sans problèmes, et la descente est magnifique : neige froide, poudreuse, et on dépasse les 4000 mètres d’altitude pour la première fois du séjour. La descente était incroyable. J’ai pu pousser les skis et les tester à fond. J’aime bien skier vite  et le FR 950 est un ski assez vivant, il a du répondant quand on le pousse. Lors du 2ème jour, nous partons pour l’Alam Kuh (sommet à 4800 m)... mais tout va de travers : pas de visibilité, approche difficile malgré notre matériel d’alpinisme, beaucoup de neige, d’énergie laissée dans l’approche. On préfère renoncer à 100 mètres du but, pour rester en sécurité et rentrer entiers.”

Même si le 3ème sommet se passe bien, la mauvaise météo du dernier jour les incite à redescendre un peu plus tôt. Ils ne le savent pas encore mais une course contre la montre est lancée à cause de la météo. Simon, Jordi et Valentin passent la soirée dans la vallée avant de repartir. “C’était mon anniversaire”, se souvient Simon. “On se retrouve avec des Iraniens avec qui on a sympathisé, on rit, on se chambre, bref l’ambiance s’enflamme et l’Iran nous dévoile enfin une facette plus chaleureuse”. Quelques heures et un bon mal de crâne plus tard, leur second objectif se dresse devant eux : le Damavand, qui est en réalité un volcan.

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UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

La météo est compliquée : routes inondées, détour, hébergement de fortune, il aura fallu 3 jour pour passer le col, prendre le permis d’ascension, direction une mosquée servant de refuge à Gosfan Sara.

 

“Nous n’avions pas de temps à perdre. A cet instant, nous avions besoin encore de 2 jours pour atteindre notre objectif. Nous partons pour une ascension de 1000 mètres, dans le froid, en nous dirigeant uniquement grâce au GPS car la visibilité est nulle à cause de la mauvaise météo. Heureusement, les skis tiennent leurs promesses.  Légers, maniables, les fixations ne bougent pas, aussi bien à la montée qu’à la descente. Ça aussi c’est un gros avantage sur un ski freerando, parce que certes il faut pouvoir monter avec, mais il faut aussi pouvoir se faire plaisir à la descente sans penser tout le temps qu’on va déchausser ou casser la fixation.” Malheureusement, pris par le froid et n’ayant pas prévu assez de couches pour optimiser leur paquetage, Simon se retrouve avec une engelure au pied « qu’on arrive tant bien que mal à soigner pour pouvoir repartir le lendemain.»

L’équipe est au bout de l’effort mais ne rompt pas. Lors du dernier jour de l’ascension, tous ont repris des forces pour partir dès 4h du matin, à la frontale… à 4500m d’altitude.

“La progression était lente, difficile mentalement. La neige est dure, croûtée par le vent, et nous aurions besoin de couteaux pour être plus en sécurité. Mais nous avions envie d’atteindre notre objectif et heureusement l’ambiance était magnifique, se rappelle, un peu nostalgique, notre ambassadeur Freeride. Les quelques secondes au sommet à 5000 m nous ont suffi pour nous sentir heureux d’avoir vaincu ce volcan”.

Cette belle aventure vous donne des idées, des envies ? N'hésitez pas à les partager en commentaires, à rêver et nous faire rêver de poudreuse. Mais avant de vous lancer, n'oubliez jamais de rester en sécurité : ne partez jamais seul et pensez à vous former. Bon ride !

EMILY

Rédactrice, blogueuse, passionnée de ski freeride et de montagne

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